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"Le diable s'habille en Prada 2" sort le 29 avril dans les salles françaises
Crédit : 20th Century Studios/Disney
Des retrouvailles au sommet. Vingt ans après le premier film, Meryl Streep et Anne Hathaway reprennent leurs rôles de Miranda Priestly et Andrea Sachs dans Le Diable s’habille en Prada 2, en salles le 29 avril. En 2006, leur duo avait marqué les esprits dans cette comédie à la fois drôle et touchante, centrée sur une jeune femme diplômée en journalisme confrontée à l’exigeante et méprisante rédactrice en chef du magazine de mode, Runway.
Avec ses répliques devenues cultes et son univers glamour, le premier volet s’est imposé comme une référence pour de nombreux spectateurs. Cette suite était donc particulièrement attendue. En réunissant une grande partie du casting d’origine, le réalisateur David Frankel entend raviver l’esprit du film initial.
Le pari est-il réussi ? Le Diable s’habille en Prada 2 rend hommage au long-métrage de 2006 tout en l’ancrant dans son époque. Réseaux sociaux, viralité de l’information, transformation numérique des médias et difficulté pour la profession de journaliste : le film aborde ces thèmes avec justesse, sans perdre ce qui faisait le sel du premier opus. Résultat, une suite amusante, élégante et efficace.
Meryl Streep et Anne Hathaway retrouvent avec aisance leurs personnages de Miranda Priestly et Andy Sachs. Mais les rapports de force ont changé. Andy n’est plus l’assistante débutante du premier film : elle est devenue une journaliste reconnue et se retrouve propulsée à la tête de Runway (magazine fictif largement inspiré de Vogue, ndlr), dans un contexte de crise pour le magazine.
Fragilisée par un scandale et confrontée à la baisse des ventes papier, la rédaction doit aussi composer avec un nouvel actionnaire décidé à réduire les coûts. Miranda Priestly, autrefois toute-puissante, se voit contrainte de revoir ses habitudes. Manger à la cantine de l'entreprise, voyager en classe économique... La voir évoluer dans un univers où son autorité vacille donne lieu à plusieurs scènes savoureuses.
Emily Blunt signe elle aussi un retour réussi dans le rôle d’Emily Charlton, désormais cadre influente chez Dior. Stanley Tucci, toujours impeccable en Nigel, complète ce quatuor avec le même sens du timing et de l’élégance.
Le film multiplie les références au long-métrage de 2006, sans tomber dans la simple redite. Il joue sur la nostalgie tout en racontant un monde qui a changé, y compris pour la presse et la mode. Cette évolution donne au récit une tonalité parfois plus mélancolique, mais aussi plus actuelle. Autre ingrédient de cette suite : une série de caméos, de Lady Gaga à Donatella Versace, en passant par Ashley Graham, Winnie Harlow, Calum Harper ou Jon Batiste. Leur présence reste souvent anecdotique dans l’intrigue, mais participe au plaisir du spectacle.
Au final, Le diable s’habille en Prada 2 réussit son retour. Une suite drôle, élégante et bien rythmée, qui retrouve l’alchimie du film original tout en abordant avec justesse les mutations du monde médiatique.
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