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Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" sacré meilleur film d'animation aux Oscars

Le succès de "KPop Demon Hunters", film le plus vu de l'histoire de la plateforme rouge, a remporté dimanche deux Oscars, dont celui du meilleur film d'animation.

"KPop Demon Hunters" connaîtra une suite

Crédit : Netflix

AFP & Nassim Aziki

Un triomphe presque attendu. Golden, l'hymne envoûtant du film prônant l'émancipation et l'épanouissement personnel, a remporté le prix de la meilleure chanson originale. Co-produit par Sony Pictures, le film est sorti en juin 2025 sur Netflix et a rapidement affolé tous les compteurs, devenant un véritable phénomène mondial. "Je suis vraiment désolée qu'il ait fallu autant de temps pour qu'on puisse voir un film comme celui-ci, mais il est enfin là, ce qui signifie que les générations futures n'auront plus à l'attendre. Ceci est pour la Corée, et les Coréens", a déclaré la co-réalisatrice du film Maggie Kang, en recevant la statuette dorée.

La chaîne d'information sud-coréenne YTN a salué le "message sincère adressé à la Corée" par la co-réalisatrice et le journal Hankook Ilbo a repris sa citation en titre. "Le syndrome K, comme on l'appelle, s'étend maintenant aux films d'animation", a écrit sur YouTube l'internaute Kim Chang-soo, faisant écho à de nombreux autres utilisateurs emplis de fierté, dans un pays dont la culture rayonne par sa musique K-pop ou encore ses séries K-dramas. Après ce premier succès, Netflix a annoncé cette semaine une suite à KPop Demon Hunters.

Le film suit HUNTR/X, un groupe de K-pop dont les trois chanteuses sont aussi des chasseuses de démons qui protègent secrètement la Terre.
Grâce à la musique et à l'énergie de leurs fans, Rumi, Mira et Zoey alimentent une barrière magique chargée d'emprisonner les âmes maléfiques dans un univers séparé et de protéger ainsi l'humanité. Elles doivent affronter les Saja Boys, un groupe concurrent composé d'hommes qui vampirisent l'ardeur du public afin d'anéantir le barrage entre les deux mondes. Le film s'inspire du chamanisme, une tradition qui consiste à faire appel à des intermédiaires pour communiquer avec le monde des esprits et de la nature. Il combine plusieurs éléments de la culture sud-coréenne en intégrant des références à la mode, à la gastronomie et au folklore du pays.

"Golden", un tube planétaire

"Cette idée saugrenue de faire un film de K-pop pouvait être un moyen de représenter plusieurs aspects de ma culture. Une fois que je m'en suis rendue compte, je me suis lancée à fond pour réaliser le film le plus sud-coréen possible", a expliqué Maggie Kang dans une interview au New York Times.  "J'ai d'abord écrit beaucoup de choses en coréen dans ma tête, puis j'ai réfléchi à la meilleure façon de traduire cette émotion ou ce dialogue en anglais", a-t-elle ajouté. Au-delà du film, la musique a également eu un rôle déterminant dans le processus de création. 

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Son tube Golden, numéro un aux classements musicaux dans plus d'une vingtaine de pays, mélange des paroles en anglais et en coréen. Cri du cœur où Rumi, l'une des membres du trio, se révèle au public, la chanson est un hymne au libre arbitre. Les paroles ont été écrites par une équipe, dont la chanteuse EJAE, qui prête sa voix à Rumi. La chanson avait déjà raflé plusieurs prix avant les Oscars : un Golden Globes, un Critics Choice Award et un Grammy. 

Cette récompense est également une forme de revanche pour EJAE, qui, malgré des années d'entraînement, n'avait jamais réussi à atteindre son rêve de devenir une star de la K-Pop. "Le rejet est en réalité une réorientation. Alors, n'abandonnez jamais. Il n'est jamais trop tard pour briller comme vous étiez destiné à le faire", avait déclaré la chanteuse sud-coréenne et américaine en janvier lors des Golden Globes, faisant référence aux paroles de la chanson.

Une suite en préparation

Le phénomène mondial connaîtra bel et bien une suite. Annoncée par Bloomberg, puis confirmée par Netflix, cette suite ne sortira pas avant...2029. "Nous avons posé les bases de nombreuses intrigues secondaires", avait confié en juillet dernier la co-réalisatrice Maggie Kang à Variety. "Bien sûr, beaucoup de questions restent sans réponse et certains aspects ne sont pas explorés. C'était inévitable, car on ne peut pas raconter autant d'histoires en 85 minutes." 

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