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Un parc sur le thème Dragon Ball arrivera près de Paris
Crédit : Philip FONG / AFP
Un projet hors norme se prépare aux portes de Paris. À l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Paris, Emmanuel Macron a annoncé lundi un investissement de 6 milliards d’euros pour créer trois parcs d’attractions à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. Parmi eux, un parc dédié à l’univers des mangas, qui pourrait notamment mettre à l’honneur Dragon Ball, sur le site de l’ancien parc Mirapolis.
Le président français a salué une annonce "sans précédent", allant jusqu’à évoquer un projet "du jamais vu depuis Disneyland Paris". À terme, 22 000 emplois directs pourraient être créés.
L’information était très attendue par les amateurs de mangas : l’un des trois futurs parcs devrait être consacré à cet univers, avec Dragon Ball Z en figure de proue. Le projet trouve son origine dans une rencontre entre Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane à Riyad, en décembre 2024. Selon une conseillère du président français, les deux hommes avaient alors découvert une "passion commune" pour les mangas, et notamment pour Dragon Ball Z.
Quelques mois plus tard, cette discussion pourrait donc déboucher sur la création d'un véritable parc à thème consacré à cet univers. Pour l'heure, les contours précis du projet restent encore mystérieux. Les attractions, les décors, la superficie du parc ou encore les éventuels hôtels et restaurants associés n'ont pas été détaillés.
Le futur complexe doit voir le jour à Cergy-Pontoise, sur le secteur de l'ancien parc Mirapolis. Ouvert en 1987, Mirapolis avait connu une histoire particulièrement courte puisqu'il avait fermé ses portes en 1991. Le parc reste toutefois célèbre pour son immense statue de Gargantua, devenue l'un de ses symboles. Près de 35 ans après sa fermeture, le site pourrait donc retrouver une vocation de parc de loisirs, mais cette fois avec des ambitions d'une tout autre dimension.
L'investissement annoncé par l'Arabie saoudite atteint 6 milliards d'euros pour les trois parcs. Le chantier doit s'étaler sur plusieurs années et aucun calendrier précis d'ouverture n'a encore été communiqué. Les deux autres parcs restent, eux, encore entourés de mystère : leurs thématiques n'ont pas été dévoilées.
Au-delà de l'univers Dragon Ball, c'est surtout l'ampleur économique du projet qui impressionne. Selon Emmanuel Macron, les trois parcs devraient permettre la création de 22 000 emplois directs. Pour le territoire de Cergy-Pontoise et, plus largement, pour l'Île-de-France, l'arrivée d'un tel complexe pourrait représenter une importante source d'activité économique et touristique.
Le président français voit dans cette annonce un investissement majeur pour la France. "Du jamais vu depuis Disneyland Paris", s'est-il félicité, faisant directement référence au bouleversement provoqué par l'arrivée du parc Disney en Seine-et-Marne au début des années 1990. L'objectif est ainsi de créer une nouvelle destination touristique capable d'attirer des visiteurs français, mais aussi une clientèle internationale.
Derrière cette opération se trouve l'Arabie saoudite, qui cherche depuis plusieurs années à diversifier son économie et à investir massivement dans les secteurs du divertissement, du tourisme et des loisirs. La visite de Mohammed ben Salmane à Paris ne s'est d'ailleurs pas limitée à ce projet.
Plusieurs accords ont été signés entre la France et le royaume, notamment dans les domaines de la défense et de l'industrie, avec des contrats impliquant notamment CMA CGM et Alstom. Les deux pays ont également tenu la première réunion du Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien, créé à la suite de la visite d'Emmanuel Macron en Arabie
Au-delà de son aspect économique, ce projet illustre aussi l'évolution des relations entre Paris et Riyad. La France et l'Arabie saoudite affichent désormais une coopération renforcée sur des dossiers aussi variés que la défense, l'énergie et les grands enjeux du Moyen-Orient. Les deux pays ont notamment affiché des positions communes concernant l'Iran, Gaza et le Liban. Ils ont appelé à une "solution négociée" concernant l'Iran et à la mise en œuvre de l'accord sur le désarmement du Hamas.
Paris et Riyad ont également réaffirmé leur opposition à la colonisation israélienne et leur soutien à la solution à deux États. Dans ce contexte diplomatique particulièrement dense, l'annonce d'un gigantesque parc Dragon Ball peut sembler étonnante. Elle n'en est pas moins révélatrice d'une nouvelle dimension prise par les relations économiques entre les deux pays.
Pour les fans, la question est désormais simple : quand pourra-t-on visiter le parc Dragon Ball ? Pour le moment, impossible de répondre. Les autorités n'ont annoncé aucune date d'ouverture, et le chantier doit s'étendre sur plusieurs années. Il faudra donc encore attendre avant de découvrir si les visiteurs pourront un jour explorer une version grandeur nature de l'univers imaginé par Akira Toriyama, retrouver les personnages emblématiques de la saga ou embarquer dans des attractions inspirées des combats de Goku et Vegeta.
Mais une étape majeure vient d'être franchie : ce qui n'était jusqu'ici qu'une rumeur évoquée durant l'été est désormais intégré à un projet d'investissement de 6 milliards d'euros portant sur trois parcs d'attractions à Cergy-Pontoise. Si le projet se concrétise comme annoncé, le paysage des loisirs en Île-de-France pourrait être profondément transformé. Et, près de 35 ans après la disparition de Mirapolis, Gargantua pourrait bientôt voir arriver un voisin pour le moins inattendu : Goku.
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