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Polémique autour de l'IA : Hugel répond, "Condamner l'IA, je pense que c'est débile"

Hugel, figure française de la scène électro et DJ au rayonnement international, enchaîne les succès depuis plusieurs années. Porté par des titres largement diffusés en club comme sur les plateformes, l'artiste s'est imposé avec un univers immédiatement identifiable, entre house, rythmes latins et productions calibrées pour les festivals. Invité de "L'After Fun Radio", il est revenu sur son parcours, son actualité et la polémique autour de l'intelligence artificielle.

Hugel en interview sur Fun Radio

Crédit : Mathilde Caustrois pour Fun Radio

L'invité de L'After Fun Radio - Hugel en interview

00:18:25

L'invité de L'After Fun Radio - Hugel en interview

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Nassim Aziki

Hugel fait partie des DJ français qui ont su s'imposer bien au-delà des frontières. Avec ses productions aux influences house et latines, il a construit au fil des années une signature sonore reconnaissable, portée par plusieurs morceaux à succès et une présence remarquée sur la scène internationale. Une trajectoire qui l'a installé parmi les noms qui comptent dans l'univers électro.


Invité de L'After Fun Radio, l'artiste de 38 ans a aussi accepté de revenir sur une séquence plus polémique. En cause : les débats autour de l'intelligence artificielle dans la musique, mais aussi les accusations de plagiat qui peuvent émerger lorsque ces outils brouillent davantage la frontière entre inspiration, reprise de codes existants et création originale. Sur ce sujet, Hugel assume une position nette. "Condamner l'IA, je pense que c'est débile", affirme-t-il. Pour le DJ, il est illusoire de vouloir freiner une évolution technologique déjà engagée. "Personne ne peut arrêter la technologie", explique-t-il, en défendant une approche pragmatique face à des outils appelés, selon lui, à s'installer durablement dans les pratiques.

Plutôt que de rejeter l'intelligence artificielle, l'artiste dit préférer "essayer de voir comment ça marche et vivre avec". Une manière de reconnaître à la fois la puissance de ces nouveaux usages et les interrogations qu'ils soulèvent. Car derrière la polémique, c'est bien la question de la responsabilité artistique qui se pose : jusqu'où un créateur peut-il s'appuyer sur un outil sans voir son travail soupçonné de perdre en originalité ? Dans l'industrie musicale, l'essor de l'IA ravive en effet les débats sur l'authenticité des œuvres, la traçabilité de l'inspiration et la frontière avec le plagiat. En prenant la parole, Hugel ne cherche pas à nier ces inquiétudes, mais à défendre une lecture moins frontale du phénomène. Pour lui, l'enjeu est moins de diaboliser la technologie que d'apprendre à en encadrer les usages.


Au-delà de son cas, cette prise de position illustre un débat désormais central dans la musique. L'intelligence artificielle ne se contente plus d'être un sujet théorique : elle s'invite dans les studios, dans les méthodes de composition et dans le regard porté sur les artistes. Et avec elle, une même question revient : comment préserver la singularité de la création dans un univers où les outils peuvent tout accélérer, tout reproduire, ou presque ?

"Je ne mixe plus la nuit" : Hugel change de rythme

Hugel a aussi évoqué un changement plus personnel dans son quotidien. "Je ne mixe plus la nuit", explique l'artiste, qui dit avoir progressivement modifié son rythme de vie. Un choix qui marque une rupture avec l'image traditionnelle du DJ nocturne, longtemps associée à l'univers des clubs et des tournées à répétition. Derrière cette évolution, il y a la volonté de préserver un équilibre, mais aussi sa santé. 

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L'artiste confie qu'il ne mixe plus la nuit, en évoquant notamment la maladie d'Alzheimer dont son père est atteint, ainsi qu'un gène qu'il dit porter. Il explique avoir besoin de dormir et de préserver davantage son équilibre. Dans un univers où les nuits blanches font souvent partie du métier, ce choix marque un tournant personnel dans sa manière d'aborder sa carrière.

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