Bob Sinclar

Bob Sinclar

Electro

Biographie & Discographie

Christophe Le Friant naît le 10 mai 1969 en Bretagne, à Douarnenez. Il se passionne très tôt pour la musique électronique et les synthétiseurs et abandonne les études à l'âge de dix-huit ans pour se consacrer à ce qu'il considère déjà comme son futur métier sous le nom de The Mighty Bop. Après sa rencontre avec DJ Yellow en 1990, il crée avec lui le label Yellow Productions, spécialisé dans le trip-hop, l'electro et la soul, et qui abrite des artistes tels que Kid Loco ou Silent Poets. Christophe Le Friant, qui enregistre quelques sets de The Mighty Bop, mixe également sous le nom de Chris The French Kiss et est principalement actif en tant que producteur pendant huit ans. Durant cette période, il découvre ainsi de nombreux DJs pour son label, mais est contraint de mettre entre parenthèses ses aspirations artistiques personnelles, même s'il continue de mixer occasionnellement.

Au moment de lancer enfin sa carrière solo, en 1998, ce fan de Jean-Paul Belmondo choisit comme pseudonyme le nom de l'espion que ce dernier interprète dans le film Le Magnifique : Bob Sinclar. Si son premier album, Paradise, ne connaît qu'un succès relatif en France, il lui ouvre les portes d'une carrière internationale grâce à une flopée de tubes acid-house et techno qui sont joués toutes les nuits partout dans le monde : "Gym Tonic", "The Ghetto", "My Only Love" ou encore "Ultimate Funk". En 2001, Bob Sinclar sent arriver la tendance de la french touch et intitule son nouvel album Champs-Elysées, qui lui permet de conquérir un public au-delà du cercle fermé des clubbers. Avec Africanism, il se pose encore en précurseur et utilise les musiques du monde sur un support electro. Mais c'est véritablement avec Cerrone by Bob Sinclar, un hommage rendu au pape du disco, que Sinclar explose.

Entre deux nouveaux volumes d'Africanism, le DJ publie les albums III en 2003 puis Enjoy et In The House en 2004, qui lui valent quelques tubes, dont "Kiss My Eyes" ou "The Beat Goes On". Toujours soucieux de démontrer son éclectisme, il revendique ses racines hip-hop et dancehall dans l'album Born In 69 et s'offre une relecture reggae de ses succès sur Made In Jamaïca, invitant pour l'occasion la mythique paire Sly & Robbie. À partir de 2010, il multiplie les collaborations et les hits, notamment avec Sean Paul, Raffaella Carra ou encore Sophie Ellis-Baxtor. Colonel Reyel lui apporte aussi son soutien sur "Me Not a Gangsta" en 2012 à l'occasion de la sortie de Disco Crash. Avec "Paris by Night" et "Feel the Vibe", Bob Sinclar prépare idéalement la sortie de sa mixtape Pure Pacha-Paris by Night en 2015. Celle-ci paraît à l'été sous la forme d'un double album accueillant nombre d'invités : Dawn Tallman, Africanism, Richard Grey, David Herrero, Jamie Stewart, Nightcrawlers, Hardrive ou encore Funkerman. Puis, après avoir prêté son image à une campagne publicitaire pour un constructeur automobile, le DJ français fait de nouveau parler sa science des platines en 2016 avec un nouveau single, "Someone Who Needs Me", un titre percussif et énergique, qui prépare idéalement la période estivale. Il reste actif à la rentrée avec un nouveau morceau intitulé "Burning", sur lequel il s'associe au duo de DJ italiens Daddy's Groove. Le 24 novembre, le fan de tennis qu'est Bob Sinclar participe à la célébration de la victoire de l'équipe de France lors de la finale de la Coupe Davis en assurant un set exceptionnel à Lille.

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